Créer une alliance c'est s'engager. L'engagement requiert du courage
Jouer gagnant-gagnant ou donnant-donnant s'avère à la longue une stratégie plus performante que toutes les approches guerrières brutales. Autrui n'est pas une menace potentielle. Dans un monde de concurrence exacerbée de prime abord cela peut surprendre. Pourtant, cette stratégie n'est nullement un comportement altruiste. Ce n'est pas de l'angélisme. Une certaine ambiguité coopération/compétition demeure et force à la vigilance. Gagnant-gagnant demande de veiller à la réciprocité. La coopération - l'interdépendance - bilarérale ou multilatérale, exige que la rencontre, ou tout autre échange, soit profitable à chacun, aussi bien à l'autre, qu'à soi-même. Il faut que chacun ait le sentiment de faire une «bonne affaire». Ce genre d'alliance réunit le client et le consultant-coach. Nos missions sont paritaires. Comme les pédagogues expérimentés le savent bien, une transmission des savoirs n'est jamais unilatérale. Nos clients aussi nous apprennent beaucoup de choses. Pour les deux partis cet échange se révèle précieux.
La différence comme avantage
N'ayons pas peur d'affirmer nos différences. Elles sont une source d'inspiration. Elles assurent une bonne distribution des rôles, une meilleure flexibilité dans un groupe. Ne nous forçons pas à être toujours d'accord. Dans les groupes ayant une très forte cohésion, qui cherchent habituellement un concensus, l'intelligence collective baisse, l'inertie s'installe, un phénomène bien connu sous le nom d'effet Janis.
Nous confondons souvent deux mots: «affront» qui designe: offense, outrage fait à autrui, et «confrontation» qui n'est que comparaison; du lat.com, cum «avec», «devant». Une confrontation n'est que «jeter en avant» deux visions subjectives, pour chercher une vision commune, acceptable, à partir de laquelle on peut avancer ensemble. Dès ce moment nous pouvons envisager de faire de nouveaux alliés, de ceux qui hier encore n'étaient pas dans notre camp. Cela équivaut agir dans l'exigence.