Si la «tactique» et la «stratégie» ne peuvent jamais réellement être isolées leurs frontières restent un peu floues. L'usage courant attribue à la stratégie une place supérieure.
La stratégie est un instrument conceptuel pour inventer l'ensemble des moyens pour atteindre un but. Elle élabore un plan sous forme de grandes orientations. La stratégie relève du domaine de la pensée inductive. Dans sa complexité, dans certains cas, elle peut frôler l'abstraction, se figer, perdre le contact avec le quotidien.
La tactique, une application de lignes stratégiques, est par nature plus dynamique. C'est une mise en mouvement qui touche le contexte. La tactique doit démontrer son efficacité sur place, faisant preuve de souplesse, en inventant, en s'adaptant aux imprévus, aux changements. Cela convient aux hommes et aux femmes du terrain et demande une bonne dose de flexibilité.
Soyons pragmatiques. Il est bien utile d'avoir plus d'une voie pour atteindre un objectif. Le cas échéant plusieurs portes de sortie. Et comme le disait Napoléon «faire son thème en deux-façons».
Nous vivons dans un monde où la vie économique devient de plus en plus violente, le contexte incertain et complexe. Pouvoir rapidement passer à l'action, agir avec élégance, relèvent d'un grand doigté. Savoir changer de tactique pour faire une chose totalement différente, apprendre à modifier son comportement, jusqu'à obtenir satisfaction, c'est la manière de faire que nous prônons.